La
chapelle Saint Basile est la seule église romane
de Flandre occidentale qui ait été conservée
entièrement.
Erigée au 12e siècle par le comte Thierry d'Alsace
(1128-1168) elle fut placée sous le patronage de Saint
Basile le Grand, docteur de l'Eglise (+379), dont une relique
fut rapportée de Césarée en Cappadoce par
le comte Robert II de Jérusalem. Le tracé du plan comporte deux nefs latérales
étroites et une nef centrale prolongée par le
choeur, lui-même terminé par une abside semi-circulaire.
Dans la nef droite, une statue de la Vierge avec enfant
ou Sedes Sapientiae en bois polychromé date des
années 1300. Au dessus de la baie reliant la nef méridionale
à l'annexe, nous voyons dans le tympan un bas-relief
assez primitif représentant le baptême de Saint
Basile. Deux
autres statues en bois remarquables, datant toutes deux des
environs de 1900, sont la Pieta et Jésus sur
la pierre froide. Ces deux statues font l'objet d'une profonde
vénération et sortent chaque année dans
la Procession du Saint-Sang.
A gauche du choeur fut ajoutée en 1504 la chapelle
de Saint-Yves. Y sont conservées les reliques de
St Basile et du Bienheureux Charles le Bon. Le retable en marbre
noir aurait été exécuté d'après
les dessins de Lancelot Blondeel.
| | La
chapelle Saint-Basile, dite du Saint-Sang, était
la chapelle comtale de Thierry d'Alsace et de son fils Philippe,
qui résidaient dans la forteresse voisine aujourd'hui
disparue.
Elle fut conçue comme soutènement de la chapelle
supérieure, elle aussi, à l'origine de style roman
mais qui au cours des siècles subit de nombreuses et
importantes transformations.
Les deux chapelles reçurent en 1923 le titre de basilique.
* * * * * L'escalier monumental DE STEEGHERE qui
mène vers la chapelle supérieure fut érigé
en 1533 en style renaissance décoré d' ornements
en gothique tardif. L'actuelle construction date cependant du 19e siècle
après que l'original ait été complètement
détruit durant la Révolution française.
Les statues en bronze doré représentent l'archiduchesse
Isabelle, Marie de Bourgogne, Thierry et Philippe d'Alsace et,
dans les médaillons les archiducs Albert et Maximilien
d'Autriche, Marguerite d'York et Sybille d'Anjou, épouse
de Thierry et mère de Philippe d'Alsace.
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